Le blog

Errances

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« Faut-il peindre ce qu’il y a sur un visage ? Ce qu’il y a dans un visage ? Ou ce qui se cache derrière un visage ? »

Pablo Picasso


 

 

Totalement

Felure Detail Bouche

en retard je suis arghhhh saleté de cars :)

Etat d’être

Felure Detail

Chairs de terre

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Je suis le début et la fin. Tout autant que l’entre deux.

Ma peau est rugueuse, écartelée entre les vides et les pleins, l’ombre et la lumière. J’ai emprunté à la nuit des couleurs improbables, de celles qui se cachent sous les feuillages. Envers d’un endroit trop lisse.

Sous la peau de verre, mes chairs de terre affleurent encore. Blessure impromptue accrochant la rétine.

Je suis au milieu d’un chemin, je suis partout sur cette route, note isolée qui se sait attendue et précédée. J’ignore encore ma place finale.

 

Et si.

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Et si le feu nous révèle. Et si les failles nous libèrent.

Alors chacun de mes visages dévoilés, est une partie d’un tout dont je ne verrai jamais le bout.

 

de la distorsion…

Clouer

…du réel.

Il y a parfois de simples discussions autour d’un maté qui prennent des allures d’exploration de l’être.

Entre notions abstraites et réalités concrètes. Entre le réel objectif (mais qui peut le déterminer ?) et celui subjectif, distorsion plus ou moins perçue.

Je peux identifier un réel relativement objectif, celui que je vais intellectualiser, raisonner, trier, structurer au regard de mon apprentissage de la vie, des lois de ce monde: physiques, sociales et ainsi de suite.

Et puis, telle une fine pellicule dont je serai la seule à percevoir présence et texture, un autre réel existe. Le mien. Subjectif, émotionnel, irrationnel, nourri de tout mon vécu, bon comme mauvais, équilibré comme bancal.

Cette enveloppe, c’est ma distorsion personnelle. Intime. Privée. Pourtant c’est cette invisible présence qui régit une partie de mon relationnel, de mon imaginaire, de mon rapport à ce monde. Une partie de l’étrangeté que je ressens à y vivre, une partie de moi qui se débat entre étirer cette pellicule, la déchirer, pour rejoindre ce réel objectif..celui qui permet d’être sur la même planète que les « autres » et renoncer, parce que l’effort est trop lourd, trop constant. Et tel un élastique qui claque sur la peau rougie, ma distorsion claque sur ce réel objectif, le faisant trembler, onduler, mirage qui s’éloigne à nouveau.

Prométhée avait un aigle qui lui dévorait le foie, d’une certaine manière, on peut dire que ma distorsion dévore mon réel objectif.

Parfois, j’arrive à distraire l’aigle, je peux presque toucher un réel débarrassé de toute distorsion, mais toujours l’aigle revient. Alors, j’apprends à cohabiter. Je ruse, je troc, je hurle parfois..certaines fois je souris aussi.

Mais je sais, que l’idée de réel n’est pour moi qu’une cohabitation d’images impermanentes et fugaces. En fonction de mon état d’être je vais en favoriser certaines plutôt que d’autres, simplement.

il est dans la nature humaine de vouloir figer les choses, pour se rassurer, tel un enfant qui vingt fois enlève et remet le cube dans l’empreinte, pour vérifier que celle ci n’a pas changé de forme, nous voulons un réel objectif qui nous rassure.

Alors le ciel est bleu, des déités parsèment notre histoire, et en tout nous cherchons début et fin..la créant au besoin.

Distorsion quand tu nous tient.

En résonnance

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En résonance, j’ai l’imaginaire en imminence.

Théâtre de toutes mes absences, c’est un peu la marelle de mes croyances, une échelle vers un ciel sans pierre qui roule, juste des notes qui s’entrechoquent sans croches ni blanches.

Et si la syncope était la seule évidence ?

Si la dés-errance portait en elle l’absence. Un silence entre deux présences. Un miroir sans tain ni danse. Juste du mercure qui fait monter la cadence.

Et si mes mots n’ont pas de sens, peu importe leur cohérence. Elle ne dirait rien de mon essence.

Abattre les distances, rejoindre ce qui court sous la peau, cette vibration folle qui peut retourner le monde. Déshabiller le derme, ôter les barrières, dénuder l’être. Même les mots ont une peau.

 

Mais au fond, ce que j’aime ce n’est pas tant la peau que ce qu’elle protège..ce que parfois elle révèle.

 

Night & Day

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Telle deux images si proches et pourtant si différentes.

Passer du rire aux larmes, des doutes à la création, du soleil à la neige…Il a neigé jeudi soir, mais les alentours, les toits, certains endroits du jardin, restent blancs, comme s’ils ne pouvaient renoncer à ce manteau si rare.

 

Et si mon chien n’en fini plus de soupirer devant ce tapis blanc peu au goût de ses coussinets délicats, j’avoue savourer cet apparat qui s’attarde.

J’ai repris ma terre, et hasard de la vie, elle est blanche elle aussi :)

Nocturne

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Il neige. Peu à peu le sol de change en tapis blanc. De part et d’autres quelques brins d’herbe noyés d’ombre résistent et dépassent encore. Les chemins s’égarent. Les contours s’évadent.

Il neige, et en musique je tourne autour de moi. Les notes soulèvent les voiles et étirent les questions.

un côté rock un côté stone, j’hésite entre laisser rouler de ci de là.

Mon crash test du moment me regarde son air hébété..de celle qui ne comprend pas, qui n’a rien fait, qui se demande mais pourquoi moi ?

Elle qui ne demandait rien je l’ai plongée dans la poudre blanche, pas de celles que l’on snife non, de celle que l’on brûle, à 1280°. Pas moins. Passer par le feu pour renaitre. Ou disparaitre.

Mais que fait on quand le feu n’as pas donné de verdict ? Quand les couleurs n’irisent pas l’arc en ciel, quand la peau reste à vif sous le verre..quand on se partage une même terre pour plusieurs vies?

Pas de photo, la lumière fuit. Ou bien est ce moi ?

Comme un refus de prendre une photo de ma femme en l’état, une errance à respecter, une pudeur enneigée. Sur d’autres givres vivent l’interne.

Je ne pensais pas qu’il était si compliqué d’être heureux.

De l’extérieur cela semblait simple pourtant. Pourtant.

Laisser sortir l’intérieur, le laisser illuminer l’extérieur, dégriser les voies, ensemencer les rires, chasser les monstres déformés, ceux qui pourraient encore nous faire croire que non..ils sont des amis, des proches, sauf que ..non en fait.

Rien de triste, juste..la vie qui avance. La douceur d’une neige, son odeur qui imprègne la maison. Juste, une évidence tranquille, un amour complexe, riche mais pas simple. Juste..une humeur nocturne.

Méli mélo

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Aujoud’hui je récupère une sculpture cuite et émaillée. Essai kamikaze au résultat..ahem, disons kamikaze hein.

La magie du feu..des éléments chimiques, de la terre et d’un peu d’aléatoire. J’ai déjà vu le résultat en fait, et je peux déjà vous dire qu’il ne correspond absolument pas à ce que je projetais. Tant pis..c’est l’jeu ma pov lucette :)

Cela ne m’empêchera pas de renouveler l’expérience, même si mes émaux sont encore au stade du balbutiement. Ni si émailler une sculpture tient parfois de l’acrobatie et du lever d’altères..en simultané.

Je vous montrerai çà plus tard, le temps étant gris moche depuis plusieurs jours prendre des photos est de toute façon compliqué.

Bonne journée :)

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