Le blog

Iridescence

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A chaque heure du jour, sa couleur change. Selon la lumière, sa fraicheur, la durée depuis laquelle j’y travaille..si j’ai poli ou bien au contraire texturé. Selon les grains de sa chamotte..

La terre dont j’extrai des visages est parfaitement vivante.

Celle-ci à déjà changé, mais comme souvent, je vous montre à rebours, pas tout à fait le début ni la fin, une partie du voyage. La partie essentielle, l’entre deux. Celle où bien souvent l’avenir se dessine sans exister encore. Je dois avoir fait une bonne partie de ce voyage pour pouvoir vous le montrer, et vous accompagner vers l’aboutissement.

Après quelques errances, elle a donc pris une première forme :

Entre temps elle et moi avons poursuivi l’aventure, mais ça c’est pour plus tard :)

 

D’humeur bleue…

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un peu plus loin..

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un peu plus loin sur le chemin, elle à gagné un peu plus de liberté, en perdant de la matière morte, inutile, suplerflue.

 

Son port de tête à évolué également, un peu penchée, un peu perchée..fixant un point invisible, étrange, intriguant..enfin, c’est ce que je me dis.

 

 

Pandore

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Comment passe t-on de ceci :

 

A cela  ?

 

En cherchant le coeur de la vérité. En ayant le sentiment de se rapprocher de l’essence de l’être, en arrachant des morceaux de chair. En libérant l’intérieur. En l’exposant.

Chaque fois que cet intérieur gagne du terrain je souris, apaisée. Et si je sais que certains percoivent ce déchirement comme une mutilation je n’y vois encore et toujours que liberté, vie, joie.

Il me manque une photo du rendu final, qui diffère encore de celui ci.

Je sais déjà qu’elle sera émaillée. Elle passera plusieurs fois par le feu, pour sceller cette étincelle particulière.

Il existe des boites faites pour enfermer les démons, d’autres sont nées uniquement pour être ouvertes.

Des racines …

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…et des elles.

Depuis quelques temps mes pensées s’affranchisent. De moi. Du monde autour de moi. Des envies passées.

Pendant très longtemps j’ai pensé que je mourrai jeune. Avant 30 ans. Puis avant 35 ans. Et je suis là.

J’ai pensé aussi planter des racines, pour remplacer celles que je n’ai pas eues enfant. On a la racine déficiente dans la famille. Quel que soit l’arbre d’ailleurs. En parlant d’arbres, enfant j’en adorai deux : les baobabs et les palétuviers. Les deux me faisaient rêver par leur ancrage dans leur terre. Solide. Prolixe. Secure. Inébranlable.

J’ai beaucoup pensé. En vrac, en bouillon trouble, en séquences fracturées, rarement avec serennité. Parce que toutes ces années, je pensais pour ne pas couler. Pour tenter de trouver une solution pour retarder. L’inévitable tuile qui suivrait toutes les précédentes. Toute occupée à survivre, je n’avais jamais vraiment touché ce que c’était, de vivre.

Aujourd’hui j’ai gardé un caractère plus ou moins facile selon les moments. De vieux reflexes qui ont parfois blessé, m’ont souvent gardé la tête hors de l’eau. Je suis passée sans m’en rendre compte de Jean sans Terre à Gulliver.

J’ai tant voulu des racines, que j’ai souhaité m’ancrer. Désesperement. Et cahin caha, je l’ai fait. J’ai posé mes valises. Appris la confiance. Osé m’attacher. J’ai noué des cordes autour de mes angoisses, pour mieux les étouffer.

Et puis…Le monde s’est inversé.

Tout doucement, sans que je puisse vraiment dire à quel moment. Mais c’est ainsi.

La semaine dernière je prenais le train et j’observai les maisons en construction le long de la voie ferrée. Les piles de parpaing, les pelleteuses, les murs en chantier. J’imaginais la joie de ses propriétaires, voir avancer les travaux, naitre un nouvel arbre.
Enclavé.
Tout à coté de plusieurs autres.

Et soudain de liberté je n’ai plus vu qu’entraves. Filins. Gulliver.

A l’heure où autour de moi beaucoup m’expliquent que leur rêve prend la forme d’une maison, d’un bout de terre à soi, je rêve d’arracher fils et cordages. De reprendre le large. Mais différente. Puisqu’heureuse.

Je n’ai plus besoin de racines.

Ou plutôt, je les porte en moi. Elles me sont propres. Uniques. Et pas forcément partageables.

Mes racines seraient des ailes. Un souffle d’air qui pousse le voilier toujours plus loin sur l’horizon. Je suis un pin penché qui brise la roche pour mieux retrouver le soleil. Tout en moi aspire à vivre.

Découvrir le monde. Pas celui que j’ai appris. Celui que je veux inventer.

Il y a deux ans seulement, cela m’aurait terrifiée.

Aujourd’hui je suis simplement impatiente.

Je suis heureuse où je suis, mais je sais. Je sais que ..tomorrow is an another life.

Gné ?

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Je crois que je suis entrée dans une sorte de faille temporelle. Peuplée de tuiles.

Sans rire. Dès que je lève la tête j’ai l’impression que quelqu’un fait tourner le temps plus vite que la musique. Je suis sure qu’il manque des heures à mes nuits et des jours aux mois.

Pour les tuiles j’envisage sérieusement de m’inscrire comme revendeur officiel. Dix à la douzaine. Une des dernières en date ? Le pc qui s’éteint et se rallume tout seul comme un grand toutes les ….4 minutes.

Pratique.

Non en fait.

Juste bon à me rendre hystérique à tendance suicidaire du méga octet.

Pour faire simple, je bosse comme une damnée, et je n’ai le temps de rien. Pas même de prendre une malheureuse photo, ni de faire une note.

Ceci n’est pas une note, tout au plus une errance momentanée de neurones saturés.

Faut dire, je viens de passer la semaine à respirer de l’acide chloridrique. C’est fou ce que ça peut décaper ce truc. Au soleil c’est du bonheur. Chaleur + émanation = cerveau en crème fraiche. Allégée la crème.

Bientôt je serai là :

Salon des Arts Contemporains « Art et Matière » qui se tiendra du 22 au 25 avril 2011 à l’Espace Multivision, Place Charles de Gaulle, 83330 LE BEAUSSET.

Avant d’être ailleurs :)
J’ai des sculptures à vous montrer j’espère avoir un peu de temps avant…ou après.

Autoportrait …

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…de l’être

Je suppose que l’on pourrait penser que le changement de style dans mon travail, des thèmes légèrement hum..déstructurés pourraient exprimer un malaise quelquonque…

En fait il n’en est rien. Paradoxalement, plus je suis heureuse, plus je peux explorer l’ombre. Laisser s’exprimer une part de l’être existante en chacun de nous. Cette ombre n’est pas noire pour moi, au contraire, c’est une lumière étincelante.

Je ne choisis pas le voyage pas plus que la destination. Je suis les notes, chantonne, et accueille avec le sourire les chemins qui se dessinent au loin.

Clairement, j’ai des envies d’ailleurs, d’autre chose, de changement de perspective. Aujourd’hui est peut-être le jour où je suis le plus près de ma vérité.

Cet autoportrait n’est pas le mien. Pas au sens classique du terme, représentation d’un visage extérieur. C’est un instantané de l’être, le mien, oui, mais celui de beaucoup je crois..

Elle passe du lisse à la vie, rattrapée par l’envie. D’être.

 

 

 

De l’intérieur …

Coeur De Nacre

Je souffle..

Un grand coup. A m’en faire mal aux côtes. Parce que c’est fini.

Depuis 2005 la terre m’accompagne, tous les jours, et pas mal de nuits. Mais je crois que c’est seulement aujourd’hui que je parviens enfin à poser des mots cohérents, sur ce voyage. Il ne s’agit pas seulement de dire que je sculpte, mais de pouvoir exprimer un parcours, une pensée sous jacente, une errance choisie.

Ceux qui me suivent ici depuis longtemps savent, mes « entre deux », mes retournements de peau, que ce soit des mots, de chair, de terre, de pensée..d’univers.

Difficile de dire avec mes mots, quelque chose qui longtemps est resté un ressenti primal impossible à retranscrire autrement que dans la terre.

Ce blog reste une annexe de mon atelier, un espace de liberté, où je veux continuer à pouvoir être, juste, être. Ne pas réfléchir à comment je dis les choses, comment je les partage. Le faire, point.

Dans le même temps, j’ai complètement refait mon site professionnel (dans la colonne de droite) parce que l’ancien ne correspondait plus à mon travail, ne reflétait pas quelle artiste je suis. Où je vais, ce que je veux.

J’ai fait le choix d’enlever un certain nombre de sculptures, d’autres viendront s’ajouter bien sur, et plusieurs expos vont arriver mais j’en reparlerai en temps et en heure.

Pour l’instant : www.solangebellet.com

 

 » la plupart des voyages dont on rêve n’ont jamais lieu. Ou alors on les accomplit intérieurement. L’avantage de ces vols intérieurs, c’est qu’on a de la place pour les jambes. »

Henning Mankell


Au delà

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La vérité n’est pas forcément dans le plein que l’on montre..mais parfois dans le vide que l’on cache.

Le calme avant…

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…la tempête.

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