Le blog

Tu sais qu’t'es bête ?

Bleu

Être heureux te rend bête. Parfois.

Si si.

Probablement le manque d’habitude hein. Quand ça te tombe dessus sans prévenir ces trucs là tu commences par être méfiante. Genre « attention phénomène non identifié en approche« , alerte maximum, prépare toi à viser. Armes en mode vigilance écarlate. Ceci n’est pas un exercice, je répète ceci n’est pas un exercice…

Bon en même temps comme tu as appris que l’on pose les questions après avoir tiré, (oui chez toi la diplomatie consistait à grogner pendant l’attaque) tu es un peu embêtée. Les cadavres ont la fâcheuse tendance à être muets. Sauf si tu travailles à Las Vegas comme expert mais toi..non. Donc tu restes circonspecte avec ce drôle de truc qui rôde autour de toi.

Ayant décidé d’être un peu plus sociable, et te trouvant déjà d’un héroisme sans nom simplement parce que tu n’as pas égorgé l’autre au premier regard un peu trop insistant, tu as un peu de mal si l’on peut dire à laisser entrer la possibilité d’un possible nuage, qui plus est rose bonbon sucotté trois fois dans ta vie. Ou plutôt ta non-vie d’ailleurs.

Oui mais voilà. La chose est coriace et tendre. Mince tu ignorais que deux adjectifs aussi éloignés pouvaient coexister, encore moins dans ce monde.

Et le nuage est plus coriace que ta carapace. Donc en toute logique tu finis par céder et sourire béatement de plus en plus souvent sans bien identifier de raison précise à ce sourire niais récurrent.

Tu t’adoucis, un peu, si si. Quand même. Tu admets même que le monde entier n’est pas peuplé de crétins et d’abrutis (toi la première), que peut-être la tartine à deux côtés, et deux parfums. Ça tombe bien la merde en barre tu commençais à trouver cela lassant. Hilarant euphémisme.

Et puis un jour, paf. Tu remets le nez dehors. Dans le monde « réel ». Toujours sourire au vent, à en attraper un rhume de dents.

Tssst. Némo à suivi le lapin blanc, Alice aussi. Et tous les deux ont bien failli y laisser leur tête.

Crétine que tu es ! Depuis quand as tu baissé ta garde ainsi ?

Heureusement pour toi, certaines âneries profondes peuvent être ratrappées sans pour autant envisager de meurtres et autres joyeusetés.

Note a Bene pour toi-même : penser à laisser l’appendice crétin à la maison et surtout, surtout prendre le cerveau dorénavant.

Bleu
 

Au commencement des temps, les mots et la magie étaient une seule et même chose.

Sigmund Freud.

Carrefour des habitudes

Bleu

Et tu as chaud, tu as froid et des bouts de vie coincés entre tes doigts. Tu décapes tes hypothèses à l’acétylène quand d’autres exploitent leurs rêves façon emphysème.

La même chanson qui tourne sur des platines trop anciennes, les mêmes notes, les mêmes thèmes, et pas un mix pour sortir de ce cercle. Cherche DJ muet pour composition acharnée, musicien aphone pour hurler l’atone. Atomes en suspensions cherchent molécules absurdes en vue de précipités abscons.

Dis tu y crois encore, que tu es quelqu’un de bien ? T’as le moral toi dis moi. Oh d’accord tu n’es ni psychopathe  ni serial-pisseur mais quand même..t’es quoi toi au fond ? D’ailleurs peut-on jamais en voir le fond … de toi ?

Tu as perdu tes mots et leur non-sens. Tes lignes sont orphelines depuis longtemps, toi seul refuse de le constater, en fait.

Ne plus écrire..avant d’avoir traversé le carrefour des habitudes ? Ou bien scruter les recoins sombres pour retrouver ton souffle …?

Et entre temps, écrire en hébétude.

Enchaine.

Bleu

Il y a ceux qui posent des questions en pensant les inventer. Découvreurs ambulants d’évidences. Ceux qui parlent, parlent, parlent…s’enivrant de leur propre voix au point d’en perdre l’interlocuteur au coin d’un éclat de rime. Ceux qui veulent comprendre, décortiquer, analyser, psychologiser et autres jeux de gourous en manque d’étals.

Puis n’oublions pas ceux qui se mentent avec tant de talent qu’ils en perdent le sens du naturel. Notez je n’ai pas dis normal mais naturel. C’est volontaire. Ceux la même qui disent tout et n’importe quoi sans même être fichus de se rappeler a qui..encore moins où ni quand, quand au pourquoi… ah ! Ils sont remplis de pourquoi dont ils ignorent soigneusement les réponses hurlant dans leurs fenêtres.

Ils me fatiguent.

Je décide donc de m’absenter. En absence de moi. Cessez donc de me parler de flottement, de flou. Il est parfaitement artistique et contrôlé le flou. Laissez moi décider quand avec qui et comment. Ou passez votre route. Je n’ai que faire de directeurs de conscience. Les pires pitres que je connaisse.

Je suis aux abonnés présents, en mode absent.

Commentaires sur Vas …et vis.

Bleu

Si quelques lignes de ma main pouvaient dessiner l’avenir, j’aimerai t’offrir le monde. Oui mais le monde, tu le portes déjà en toi. A l’intérieur..cette lueur si douce, si forte, intensité fauve aux chatoiements d’amour.

Le plus beau présent que je pourrai jamais te faire, sera de t’encourager à t’offrir au monde. Il n’en deviendra que meilleur.

Il ne faut pas attendre pour être heureux, mais au contraire être heureux pour mieux attendre…l’imprévu, le petit caillou blanc échoué sur le bord du sentier, celui qui te fait de l’oeil en espérant que tu sauras prendre le temps de le ramasser, de le laisser habiter le fond de tes poches, la où se cachent les envies et les rêves.

N’oublie jamais, que les doutes ne sont que la ponctuation des rêves..ne les tue pas d’un point final. Trois points de suspension..c’est si peu et tant de possibles.

Clarté obscure & certitudes

Bleu

Je ne suis pas une fanatique des déménagements chroniques. De ceux et celles qui changent de blog comme de chemise. J’ai détruit celui que j’avais depuis bientôt trois ans, sans regret, ni sur un coup de tête ni sur un coup de colère. Calmement. Parce que tous les signes concourraient pour signifier sa fin.

J’avais un certain nombre de commentaires, pour la plupart j’aurai pu les deviner simplement en voyant le pseudo qui me répondait. Au final répondre aux commentaires je trouvais cela étrange. Je n’écrivais pas pour demander ni rechercher approbation ou aide. La psychothérapie merci je l’ai faite comme une grande, dans un cabinet moche aux fleurs artificielles poussiéreuses à souhait. Comme mes souvenirs. Irritants et pollués.

Malgré tout, j’appréciais les retours, et j’ai noué des liens peu nombreux mais enrichissants avec certains bloggueurs.

Certain(e)s n’ont jamais compris mon retrait volontaire, mon allergie persistante aux grandes déclarations d’amitié spontanée, éclats sans vernis qui s’écaillent dès la souris reposée sur son support. Je suis en principe plutôt réservée. Quoique bavarde aussi.

Et je tiens à la notion d’espace vital. Le mien comme celui d’autrui.

Ajoutez à cela le nombre de noyés virtuels qui errent sur la toile en recherchant une bouée ..et mon aversion innée pour le rôle de sauveur universel. Vous obtiendrez une distanciation farouche.

Néanmoins mon égo est aussi développé que celui de tout un chacun. Je m’apperçois que j’aimerai bien des commentaires aussi. Jamais contente décidement.

Et de trois.

Bleu

Cet été j’ai reçu une amie pour une quinzaine de jours de vacances avec sa fille de 10 ans. Les journées sont passées très vite, entre baignades et papotages. On en se voit qu’une fois l’an et encore quand c’est possible..

L’une de ces après-midi j’accompagnais la petite à la piscine quand j’ai vu bouger sous le transat pile au moment où elle passait devant pour prendre son ballon. Sans vraiment réfléchir au pourquoi de ma réaction je l’ai tirée vers moi sans ménagement et assez violemment même.

Sous la chaise longue une vipère se lovait déjà en position d’attaque. Elle était relativement petite encore, pas plus de 20 centimètres de long et fine, mais quand même. J’ignore absolument d’ailleurs à partir de quel moment les serpents sont dangereux..dès « l’enfance » ? A l’âge adulte ? Ceci dit, je n’ai pas demandé ses papiers.

J’ai ramené la petite à l’intérieur de la maison et je suis repartie accueillir mon nouvel invité selon les règles de l’art. Soit avec une pelle.

Évidemment le petit malin avait pris la poudre d’escampette. Pas de chance pour lui, en voulant jeter un papier je l’ai retrouvé près des poubelles, sous le tas de bois. 20 minutes après, à force de patience il a fait connaissance avec le tranchant de la pelle.

Nettoyage préventif des environs, puis je suis retournée chercher la petite, la rassurant. Voici qu’a peine arrivée au bord de la piscine elle hurle qu’il y a un serpent dans la piscine.

Nom de nom ils étaient venus en couple.

Même cinéma. Ramener l’enfant, revenir. Sortir le serpent numéro deux de l’eau grâce au râteau puis lui coller un bon coup de pelle histoire de lui rafraîchir les idées.

Enlever le corps et nettoyer le sang, il parait que le sang contient aussi du venin, donc..et puis ce n’est pas particulièrement décoratif.

Nouvelle tentative de baignade, réussie cette fois-ci. Plus aucun serpent ne nous a ennuyé ensuite. Mais je continuais à vérifier les lieux avant d’aller plonger.

Plus de serpent…jusqu’à hier. Quand mon homme est rentré en me demandant si je voulais bien armer la pelle. Et toujours près de l’eau. Tranquillement lové au soleil sur les canisses l’animal.

A notre approche, il s’est mis en position d’attaque, sifflant de manière absolument mal élevée, à mon sens en tout cas.

Alors, pendant que l’homme tenait les canisses avec le râteau, j’ai tranché la tête de la vipère. 30 centimètres celle là. Elle avait profité depuis l’été.

Or, en recherchant des renseignements j’ai lu que les portées de serpent pouvaient atteindre 15 individus…

Ok, je veux bien assurer les serpents (les hommes de la maison assurent araignées, papillons de nuit, abeilles et autres bestioles qui me terrifient) mais je réclame la panoplie d’indiana jones. Si si. Avec le fouet et tout et tout.

En plus le fouet c’est multi fonction c’est bien connu. Comment çà je m’égare ??

En attendant..15 – 3 = 12.

Même pas drôle moi j’dis.

Ambivalence

Bleu

Plonger les mains dans la terre, avec le plaisir sensuel d’un matériau noble sous les doigts, sentir chaque grain se lisser et enfin voir l’émergence d’un corps qui ne doit qu’a nous. C’est un plaisir indicible.

Loin des soucis futurs tels que le problème que pourra ensuite poser l’armature métal/bois enchassée au coeur de l’argile, le casse-tête que cela représentera de décider où couper, pour creuser la forme afin d’éviter l’éclatement durant la cuisson…mais encore faut-il que le séchage se passe sans anicroche..

Autant dire que modeler est encore l’étape la plus sereine. Celle propice à la concentration et au zen absolu.

Malgré tout mon esprit critique ne cesse intérieurement de bousculer ce bref calme, envisageant des options, des possibles, des « si » bien trop conditionnels voire irréalisables. Parce qu’il est difficile d’imaginer les dégats sans essayer d’anticiper..

Je me partage, entre la tête et les mains. Le coeur et la raison.  Le rêve et la réalité concrète.

On recommence, encore

Bleu

Tu n’en finis plus de recommencer encore et encore. Même tes envies sont sujettes à renouveau perpétuel. Au point que parfois tu te trouves instable à l’extrême.

Tu bascules d’un temps à l’autre l’espace d’un battement de cil. Pas celui des ailes du fameux papillon, celui qui provoque tant de remous de l’autre côté du globe, non. Mais ton battement de cil n’est pas si mal dans son genre tout de même.

Évidemment cela perturbe légèrement, oh si peu, ton entourage. Ceux qui essaient de suivre de plus ou moins près tes sautes de vie.

Les mêmes qui t’ont amenée à travailler successivement dans un village vacances, avec les G.O du coin (modelés sur le modèle club med les moyens en moins), un ranch, (détruisant avec constance tes fonds de pantalon sur à peu près tous les cailloux de la carrière), un restaurant en bord de mer (en faisant la chasse au patron pour qu’il ne laisse pas traîner ses cigares dans la cuisine…),  un standard téléphonique à distance et d’autres jobs plus ou moins drôles.

Aujourd’hui la simple idée de partager un espace vital durant plus de cinq heures avec d’autres personnes te donne un urticaire de la taille du Colorado. Au moins. Tu ne sais pas obéir. Mais tu ne veux plus diriger. Tu veux travailler, mais tu ne veux pas.

Ah çà au moins on peut dire que la cohérence fait loi chez toi.

Tu te reconnais certaines aptitudes et/ou qualités. Mais tu doutes de toi. De toi sur le long terme. De combien de temps tu tiendras à jouer la comédie. Parce qu’il s’agit bien de cela. Au fond.

Retaper une vieille maison de fond en combles de t’effraie pas mais travailler comme caissière si. Probablement l’idée du nombre de choses passant entre tes mains par jour…converti aussitôt en autant de projectiles potentiels. Pauvres clients.

Les trois derniers patrons que tu ais eu regrettent sûrement de t’avoir un jour embauché. Deux ont été remerciés pour harcèlement sexuel et alcoolisme, le troisième ne digérait pas l’échec de son restaurant. Alors que celui d’à côté prospérait joyeusement.

Au point que tu t’es demandé très sérieusement si tu n’aimais pas les situations problématiques. Où plus simplement résumé par une bonne âme : « mais tu les cherche c’est pas possible!! »

Ok tu avoues tu t’es tapée une dépression nerveuse après 6 mois de harcèlement moral et physique juste pour le plaisir des anti dépresseurs. D’ailleurs c’est un pur bonheur les cachetons. Passer instantanément de l’hystérie la plus pure au tas de gelée informe..Tu en rêvais.

Quelques années sont passées depuis. Mais tu as développé une phobie sociale très perfectionnée. Et très efficace. Même ton homme possède des chromosomes d’ours polaire.

Page 29 of 29« First...1020«2526272829