Le blog

Il était une fois…

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Mon retour au monde prend plus de temps que prévu. Je suis peut-être bien encore un peu …ailleurs.

Et puis j’ai aussi un marché assez long en préparation côté So many moods alors forcément, je travaille beaucoup mais pas mes visages, pour le moment. malgré tout j’ai des choses à montrer. Sauf que je ne trouve pas mes mots.

Alors en attendant, je vous raconte une histoire de liens, de racines, de bois qui ont vécu, et vieux souvenirs pas si vieux et d’attachements particuliers.

Je me suis toujours définie entre autre comme une sans racines. J’ai poussé sur un pied, entre cabrioles et chutes. Pendant des années j’ai rêvé de pierres anciennes, marquées par les histoires d’autres que je ferai miennes, de maison racine, ou je pourrai construire quelque chose, un abri, un début…je rêvais d’un « il était une fois… »

Et puis j’ai rencontré quelqu’un, je suis tombée amoureuse, et je suis entrée dans la vie d’un autre. J’ai appris ses souvenirs, été curieuse de ses racines, ses histoires. Je les ai en partie faites miennes. Au fil du temps j’ai réalisé que j’avais construit des racines, avec lui. Au lieu de plonger dans le sol, elles sont tournées vers le ciel, libres de croître et de respirer.

Je ne suis donc plus tout à fait une sans racines, mais j’ai une affection particulières pour les objets qui ont (ou font partie) une histoire.

Il y a des gens qui gardent tout, conservent lettres, photos, meubles, etc…et ceux qui par les aléas de la vie n’ont pour souvenirs physiques que peu d’objets, parfois anecdotiques, mais importants puisque passeurs de mémoire.

Ce meuble de couture en est un. Il est resté longtemps dans un placard; attendant son heure. Pas vraiment actuel, ni en adéquation avec notre intérieur, prenant de la place malgré tout, mais souvenir d’une grand-mère chérie il a trouvé aujourd’hui une nouvelle place.

Mais comme les souvenirs ne sont pas, ne doivent pas être des boules de naphtalines, ce meuble à changé et j’espère que Lucie aurait aimé…

 

A l’origine :

 

Et après bien des étapes et des réflexions :

Et si les créations de Cécile m’ont décidée à suivre mon idée quant à la déco de l’intérieur, je voudrais remercier Marianne qui à eu la gentillesse de prendre de son temps pour m’expliquer les différentes peintures et options qu’elle utilise pour son travail.

 

En léthargie

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Et hyperactive…

Ce blog sommeillait depuis un moment, mais il est familier des siestes prolongées. Peu à peu, une certaine léthargie s’installe, les notes s’espacent, tendant à laisser place au vide. Blanc, neutre, absent.

J’ai souvent pensé que s’absenter du monde est relativement simple. On commence par distendre quelques liens, on sourit plus que l’on ne parle, on devient observateur, détaché, extérieur, curieusement atone de sentiments.

Quelques semaines suffisent pour graviter autour du monde sans plus en faire partie. Le bruit, l’agitation, les préoccupations (réussite, argent, course à la valorisation…), les petites et les grandes histoires…tout devient anecdotique, dérisoire. Un bruit de fond atténué qui ne nous touche plus. On déconnecte.

Le retour évoque une porte s’ouvrant sur une salle emplie de gens vociférants, des vagues de chaleur étouffantes qui vous sautent à la gorge, une compression immédiate du corps et de l’esprit.

Pourtant, si les périodes d’absence sont importantes, elles ne peuvent constituer l’essentiel de la vie, parce qu’elles ne sont pas la vie. Une partie seulement, une modalité d’être au monde. Un espace de survie. Un lieu où se ressourcer, pour éviter le burn out sensoriel et émotionnel.

Ces absences sont paradoxalement un véritable volcan en bouillonnement. Idées, rêveries, lacher prise et vagabondages dans l’inconscient forment un voyage passionnant, et épuisant. car l’esprit ne se repose pas, il profite de chaque nano seconde, ivre de cette liberté minutée, sachant parfaitement qu’au final, le retour au monde le guette.

Et si vu de l’extérieur, on peut sembler passif, absent, léthargique…vu de l’intérieur, c’est une explosion permanente, des idées filant trop vite pour songer même à les saisir, des concepts, futures pistes de travail qui emergent, sorte de brouillard dense, insaisissable, mouvant. Un carrousel lancé à toute allure vous habite, et dont la musique ne cesse d’accelerer.

jusqu’au moment où…

Il est temps.

De revenir au monde.

D’inspirer un grand coup, et d’ouvrir la porte. A nouveau.

 

 

 

Hope

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« Trouve en toi l’endroit où est la joie. Et la joie vaincra la douleur. »

Joseph Campbell

Stage & Rires

Stage

Différent du travail solitaire de l’atelier, ou bien des cours habituels, les moments de stages sont un peu à part.

Le rythme de travail, étalé sur une journée complète au lieu de deux petites heures, une atmosphère entre le serieux du travail et le ludique.

Au fil des cours, des années, de reelles dynamiques de groupe et de partage se créent entre les différents participants, et un stage c’est aussi le cadre de rires, de plaisanteries qui fusent d’un bout à l’autre de la pièce et d’échanges. Chacun pouvant observer et apprendre des autres.

Sans compter le petit moment du repas qui se transforme assez vite en pagaille joyeuse ou dix conversations cohabitent :) chacun ayant amené une bricole gourmande à déguster !

Les deux prochains jours sont des jours de stage.

Et si une partie de moi craint toujours de ne pas apporter assez aux participants, une autre partie adore ces moments là.

 

 

Loi de Murphy

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et zénitude…

Combien y a t-il de chance pour que dans la même semaine la plomberie se bouche et qu’une canalisation d’eau soit malencontreusement explosée par des ouvriers de la compagnie des eaux trop motivés ?

J’ignore le pourcentage mais je peux vous dire que :

- Dans le sud on croise des pinguoins directement descendus du pôle nord. A moins que ce soit du sud. On s’y perd.

- j’ai voulu casser la glace de la mare aux poissons…4 cm de glace ça calme. Je tire mon chapeau aux poissons qui sont des warriors toute catégorie.

- si quelqu’un veut construire un igloo j’ai de la glace toute fraiche.

- le froid me rend improductive et lessivée. Et dire que j’ai rêvé de vivre au Canada un jour…je suis complètement dingue. Je sais pourtant que je suis une fille du soleil.

- même les oiseaux sont stones. Ou bien c’est qu’ils font une course style grand huit autour des arbres, et parfois à travers. Aïe.

- étendre sa lessive dehors par – 2 c’est comique. Mais pas autant que de retrouver les fringues façon carton pâte : gelées.

- faire la lessive à la main ça craint. Surtout sans eau.

- En même temps je ne suis plus obligée de faire la lessive.

- d’un autre côté comment dire ? Je veux ma douche chaude. Bordel.

- Bon…normalement le plombier vient d’ici 2 semaines.

- …

- …

- Euh…et attendant je creuse un puit ?

Sinon ça va merci :)

Veilleuse d’Ombres.

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Elle ne me regarde pas.

Tout le long de notre voyage je l’ai vue porter le regard loin, vers un ailleurs que je ne perçois pas, ou seulement par bribes.

Aujourd’hui je sais qu’elle est une Veilleuse, une de ces âmes qui gardent le monde, le protègent. Elle veille les Ombres, les différencie, les accueille ou les repousse selon leur danger.

Il existe nombre d’Ombres, certaines sont bienveillantes, elles nous recouvrent d’un voile protecteur, nous soustrayant aux regards trop percants…ces ombres là nous accompagnent, discrètes, intangibles, précieuses.

Alors elle veille, pour repousser les ombres denses, noires, pesantes, délétère, et elle acceuille les autres. En veillant sur les ombres elle veille aussi sur nous.

Tout change…

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Parfois on ne choisit pas de changer.

On change pour survivre, on change pour continuer, pour avancer.  On change parce que la vie ne nous laisse pas le choix. Et c’est tant mieux.

On change parce que l’on est vivant. Et la vie n’est que changements.

Et parfois, on change en sachant, que l’on risque de perdre les autres en route. Mais ne pas changer c’est mourir soi-même. C’est mentir. A soi, aux autres, à la vie.

Alors on prend une inspiration, on croise les doigts pour que ceux qui nous aiment, comprennent, ou s’ils ne comprennent pas, que leur amour soit assez fort pour accepter justement de ne pas comprendre.

Il arrive également que l’on souhaite aux autres de changer, pour qu’ils soient plus heureux. Parce qu’une solution qui ne fonctionne pas n’est pas une solution. C’est un comportement d’enfermement. Un non changement…qui nous empêche de vivre, mieux.

Le plus souvent on choisit. De changer, comme on choisi de vivre. Que l’on en ait conscience, ou pas.

 

A sa place.

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Parfois, rarement, tout semble à sa place. Cela ne signifie pas que la vie est parfaite, tous les soucis évanouis ou réglés. Non, simplement, dans ces moments particuliers, une certaine douceur habille l’instant.

J’aime l’arrivée de Décembre, le blé à planter, les chants de noël des films américains, les images neigeuses qui ont toujours incarné un noël magique pour moi. Bien sur je ronchonnerai bientôt sur le chaos des magasins, quand acheter une simple baguette se transforme en parcours du combattant, je dirai que de toute façon c’est une surenchère de consommation, principalement tournée vers des choses dont au final nous n’avons pas besoin. Bien sur.

Mais en même temps; je vais réfléchir au menu de noël, même si la dinde aux marrons trônera en reine d’un soir sur la table. Parce que j’aime la magie, suspendue le temps d’un flocon…l’idée que pendant ces moments là, tout peut arriver.

 

Oubli

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Je ris, je crie, j’oublie, je doute, les routes, les voix, ma voix, mes choix, j’écoute, les notes, les potes, j’affirme, j’infirme, je m’efface, je trace.

Demain, jamais, peut-être, un jour, toujours ? J’exècre, j’espère, delete.

Un temps, des mains, un pont, de terre. Argile ou glaise, Habile ou glaive. On glose, suppose, dispose, arbore, édulcore.

Souris, dis oui, dissipe, l’habit, l’ennui, la peur, l’angoisse. Souris, tapis, dans l’ombre les doutes rôdent.

L’ennemi, intime, la joie culmine. Des mots, posés, frappés, heurtés.

Je ris, je crie, j’oublie..

Je cherche, sous la poussière, par delà l’amer.

Noire plus que blanche. Mal accordée. En dissonance.

 

Sauvageonne

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Enfant je n’ai pas eu le droit pendant très longtemps d’avoir un animal de compagnie. Du coup, comme on avait des poules, j’ai apprivoisé les poules. Je peux ainsi vous dire que si la dinde est nouille, la pintade profonfément stupide et le canard pénible somme toute une poule est intelligente et fait un très chouette compagnon d’enfance.

Enfin tant qu’aucun adulte ne se pique d’en faire un plat. Evidemment.

Moralité, dans mon quartier certains m’apellaient la fille aux poules. Encore que mon amour ne se soit pas limité aux poules pendant longtemps. Ramener les crapauds, serpents, hérissons et autres oisillons tombés du nid étant une composante importante de mon emploi du temps d’alors.

J’ai passé des après midi entiers, à ramasser les glands du chêne, pour en offrir l’amande à mes poules. Quand je ne tentais pas de leur apprendre à voler…histoire d’échapper à la casserole. Sans succès. Il semble qu’une poule aussi intelligente soit elle, ne soit pas génétiquement équipée pour voler.

N’empêche, elles avaient la patience d’écouter les aventures du Comte de Monte Christo tout en picorant les miettes du goûter de la sauvageonne que j’étais.

C’est peut-être tout naturel alors qu’aujourd’hui une partie de moi sculpte des poulettes :) un genre de retour aux sources si je peux dire.

Ayant mélangé involontairement les émaux quand j’ai émaillé ma dernière sculpture, je n’ai rien à vous montrer pour l’instant.

Juste une anecdote d’enfance à partager.

Mais des poulettes sont arrivées la bas:)

 

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