A mi chemin de rien, au depart de tout.

A mi chemin de rien, au depart de tout.

Bleu

Je n’arrive pas à m’y résigner. A accepter. Cette vie que d’autres voudraient bien plaquer sur moi. J’ai essayé..l’ambition qui grignote les heures, les défis égoïstes d’une ampleur à coller dans l’oeil de l’autre. Celui, ceux, celles qui me faisaient mal à me caricaturer les bords.

J’ai essayé. Les boulots réguliers, les responsabilités exagérées pour un salaire minoré, indexé sur les nerfs. inversement proportionnel  à la destruction de l’être.

Et puis un soir, cette image à éclaté. En mille aspérités brûlantes. J’y ai gagné des plaies purulentes aux adjectifs épatants ! Un petit cocktail chimique histoire de faire passer la vérité. Entre maniaque et bordelique, entre fiable et folle. Entre…eux et moi. Entre…moi, et moi.

J’ai dû choisir. Une illusion ou l’utopie. Certes l’utopie pour beaucoup est illusion. Mais chaque chose fut rêvée avant d’être. C’est une des plus grandes leçons de l’Histoire. Pourquoi cesser de rêver alors ? Poser ses propres chaînes, accrocher les maillons les uns après les autres, alourdir même le métal de certitudes tatouées par d’autres peurs que les miennes ?

Aujourd’hui je n’ai peur que de réussir. En fait.

De réaliser le temps perdu. A croire ce que d’autres avaient décidé que je serai.

Pour beaucoup je le sais bien, je suis au mieux une dilettante. Au pire une inadaptée, faignante, irréaliste, border line sans le O %. Une bricoleuse qui se lasse dès lors que ses amusements du moment s’épuisent. Pour beaucoup, je ferai mieux de chercher une place de caissière. Assise, à faire bip bip, sagement. Avant d’aller faire chauffer la carte bleue en cocktails tout aussi bleus. Histoire d’oublier le gris de tous les jours, bien sur.

Pour moi ? Je sais juste que pour la première fois depuis pas mal d’années je me sens vivante. Riche, de choses à offrir. Même si ces cadeaux ne se calculent pas en euros.

Pour moi ? Je n’ai aucune certitude. Aucune.

Simplement, je dois aller au bout de ce chemin. Il le faut. Qu’importe s’il reste à jamais une voix sans issue, je saurais. Et puis…si c’était MON chemin ?

  1. marinamarina03-13-2007

    Bonjour,
    Je vous invite à référencer votre blog sur mon annuaire :
    http://www.marinamode.com/annuaire/blog-508.html

  2. CécileCécile03-13-2007

    suivre ta route c’est ce que tu as de mieux à faire ma belle.

  3. KinishaoKinishao03-14-2007

    Comme je te comprends …
    Pour le reste, pareil que Cécile !

  4. NatduVénézNatduVénéz03-15-2007

    Je n’y connais rien en art mais je peux te dire que j’aime beaucoup ce que tu fais… et si c’est ÇA ta voie, alors suis-la !
    J’ai un faible pour le bouddha dont le sourire paisible et serein est très réussi !

  5. mariemarie03-15-2007

    Utopie oui
    Rêves oui
    En dehors des « grandes choses » que l’homme a réalisées sur terre en passant par le rêve et l’utopie,il y a plus modestement ce sur quoi on se construit et cela passe aussi par le rêve et l’utopie…
    Continue de rêver et de créer!

  6. rebertrebert03-18-2007

    Les femmes qui naissent sous vos doigts sont très belles, je leur trouve beaucoup de pudeur dans leur nudité.

  7. Lanfeust55Lanfeust5503-20-2007

    Pour moi tu es une vivante!
    Oh comme j’aime ce blog déjà..
    merci!
    Et « l’ampleur à coller dans l’oeil de l’autre » j’adore.. c’est tellement, tellement juste et tellement tellement con.. pourquoi sommes-nous si peu à le comprendre?

  8. mazed13mazed1308-18-2008

    à faire ce que vous aimez.

    Ca n’a pas de prix !

    Marie Ange

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