Suspendus

Suspendus

Felure1

il y a ces larmes qui dévalent soudainement tels des cailloux fracassant les digues éphémères, les fous rires plus ou moins nerveux, l’humour noir à tendance sanguine (l’orange celle qui est très très méchannnnte).

Il y a la fatigue, les yeux qui se ferment tous seuls, peu importe qui nous parle, ni combien on l’aime, il y a ces nuits où au contraire ils ne se ferment pas, ou peu. Course de neurones peu inspirés par Morphée préférant faire un petit parcours du combattant bien vicieux.

Il y a de drôles de rencontres, faites, à venir, ou imprévues, qui sait.

Il y a a susceptibilité à fleur de peau parce que voilà. C’est trop ou pas assez. Mais c’est surtout là. Maintenant.

Il y a les phrases idiotes, toutes faites, les préfabriqués imbibés d’hypocrisie sociale. Il y les réponses, celles attendues, celles pensées si fort que parfois on en vient à douter de ne pas l’avoir dit à haute voix.

Il y a une infinité de tristesse latente, sourde, et pas tout à fait muette.

Il y a les masques; toujours. Ceux que l’on enfile, un peu à contre cœur, qui collent un peu trop parfois, ils deviennent compliqués à détacher par moment.

II y a le vide. Le silence.

La certitude que seul ce retirement au monde nous permet de surnager.

II y a la vie.

Son fourmillement, ses déceptions, ses espoirs. Ses mesquineries, son ironie.

Il y a l’humour, l’optimisme, la rage d’y arriver. La volonté de passer par dessus.

Par dessus tout. A commencer par soi.

Et puis, il y a tous ces moments suspendus, entre ces instants là.

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